Big Bang: Karim Benzema sort du silence et balance ses quatre vérités à Deschamps

Boum… Voilà le bruit qui résonne ce matin dans nos têtes après avoir feuilleté les premières pages du quotidien sportif L’Equipe et lu l’interview géante (4 pages) de Karim Benzema. Autant le dire tout net, si certains osaient espérer un retour en Bleu de l’international aux 51 buts en Equipe de France, pour les trois prochains matchs à venir (Paraguay, Suède et Angleterre), ils peuvent d’ores et déjà tirer un trait dessus.

Pourquoi ? Parce que choisir de parler aussi longuement et aussi ouvertement de sa situation tendue (et le mot est faible) avec Didier Deschamps et son staff, comme vient de le faire Karim Benzema, le tout à la veille de l’annonce de la liste du sélectionneur, cela n’a rien, mais alors rien du tout d’anodin.

La déduction est simple : si Benzema a choisi de vider ainsi son sac en place publique, et à ce moment précis, c’est qu’il savait pertinemment que son nom ne figurerait pas dans la liste de DD, encore une fois.

Voici une petite sélection des propos tenus par le Madrilène mercredi :

Son état d’esprit après tant de mois loin des Bleus ? « La facilité pour moi, aujourd’hui, vu la façon dont je suis traité, serait de jeter l’éponge (…) mais ce n’est pas mon état d’esprit. »

Sa non-convocation en Bleu depuis le 8 octobre 2015 (contre l’Arménie) ? « Ça serait bien de me donner des explications. Si c’est pour le foot, c’est pour le foot. Si c’est pour autre chose, c’est pour autre chose. Mais qu’on me le dise en face, dans les yeux. Parce qu’on dit aussi que je suis toujours sélectionnable. Mon taf est d’être bon et performant sur le terrain. Les faits sont là dans ce domaine. Mais on ressort des choses qui n’ont rien à voir avec l’essentiel pour se justifier. Tout cela ne tient plus, au bout d’un moment. »

Reçoit-il au moins des préconvocations ? « Rien du tout ! Ça veut dire que… Je ne suis même pas dans les quarante ou cinquante joueurs sélectionnables. Je ne suis peut-être même pas dans les cent… »

Une mise à l’écart pour l’Euro qui serait venue de plus haut que la FFF (l’Etat) ? « C’est possible… J’ai l’impression qu’on prend mon nom, qu’on le manipule dans tous les sens pour d’autres raisons que le foot et qu’on me fait passer pour quelqu’un que je ne suis pas. C’est difficile quand même ! Il faut résister. »

Une discussion est-elle encore possible avec Deschamps ? « Il y a un manque de cohérence dans ses propos. Il ne peut pas dire – il y a un an – que « tous les pays nous envient Benzema » et, quelques semaines plus tard, changer de discours et d’opinions. Il connaît le foot. Je ne le comprends pas. Ça ne tient pas debout. Les autres disent que je suis sélectionnable, pas lui. Si le sélectionneur me dit droit dans les yeux que ce n’est qu’à cause du foot, eh bien, je continuerais à travailler… Si c’est pour autre chose, qu’il me le dise en face, et c’est fini avec lui. »

L’affaire de la sextape et le battage médiatique et populaire autour de ça ? « C’est une grande mascarade ! Tout le monde s’y mêle, y compris des gens qui n’y connaissent rien. Tout le monde écoute, on demande presque l’avis du public, on fait des sondages… On condamne les gens avant l’heure. Tout cela m’écœure. »

L’international français est également longuement revenu sur l’affaire de la sextape qui l’oppose à Mathieu Valbuena et autant vous le dire, ça vaut le détour. Nous traitons cette partie de l’interview dans un autre papier.

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