Arrêté avec 350.000 euros en liquide, le « Sarko boy » et ex-ambassadeur Boris Boillon est jugé ce lundi

JUSTICE - L'ancien diplomate et "Sarko boy" Boris Boillon sera jugé à partir de lundi à Paris pour blanchiment de fraude fiscale. Il avait été arrêté avec 350.000 euros en liquide dans un train en partance pour Bruxelles. Il avait été interpellé avec 350 000 euros et 40 000 dollars en liquide dans un train pour Bruxelles. Boris Boisson, l’ancien "Sarkoboy", sera jugé lundi et mardi à Paris pour "blanchiment de fraude fiscale".  Ancien ambassadeur de France en Irak et en Tunisie et ex-conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, un temps reconverti dans le consulting, Boris Boillon avait été…

Passage en revue

Note de l'utilisateur Soyez le premier ou la première !
JUSTICE – L’ancien diplomate et « Sarko boy » Boris Boillon sera jugé à partir de lundi à Paris pour blanchiment de fraude fiscale. Il avait été arrêté avec 350.000 euros en liquide dans un train en partance pour Bruxelles.

Il avait été interpellé avec 350 000 euros et 40 000 dollars en liquide dans un train pour Bruxelles. Boris Boisson, l’ancien « Sarkoboy », sera jugé lundi et mardi à Paris pour « blanchiment de fraude fiscale ».  Ancien ambassadeur de France en Irak et en Tunisie et ex-conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, un temps reconverti dans le consulting, Boris Boillon avait été arrêté le 31 juillet 2013 par les douaniers en gare du Nord alors qu’il s’apprêtait à partir pour Bruxelles. La loi impose de déclarer tout transfert international en liquide à l’intérieur de l’Union européenne au-delà de 10.000 euros, sous peine d’amende.

L’homme avait alors expliqué aux enquêteurs que l’argent provenait de ses activités professionnelles privées en Irak. Prestations  qui, selon lui, étaient rémunérées en liquide du fait des carences du système bancaire irakien. Mais les investigations n’avaient pas permis de retracer l’origine des espèces, selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP. La justice le soupçonne également de les avoir cachées au fisc et d’avoir produit de faux justificatifs.

Tempérament de feu et gaffes à répétition

Son procès devait initialement se tenir en mars mais il avait été reporté, la demi-journée prévue n’ayant pas été jugée suffisante par le tribunal correctionnel de Paris au regard de « la complexité du dossier ». « M. Boillon n’opposera pas son droit au silence, il veut s’expliquer et mettre à bas les fantasmes du parquet », a fait savoir auprès de l’AFP son avocat Jean Reinhart. L’ex-ambassadeur avait réintégré le quai d’Orsay à l’été 2016, après quatre années de disponibilité, et affecté en mission de renfort à l’ONU. Il a été suspendu alors qu’il était à New York après son renvoi en correctionnelle.

Arabophone, spécialiste du Moyen-Orient, Boris Boillon s’était fait remarquer dans sa carrière diplomatique pour son tempérament fougueux et ses nombreuses gaffes. A Tunis en janvier 2011, alors que la France cherchait à redorer une image écornée par son soutien au régime de l’ex-président Ben Ali,  son passage avait laissé des traces. Il avait dû présenter ses excuses après avoir répondu de manière agressive à une journaliste tunisienne, qualifiant sa question de « débile ». Il avait aussi posé en couverture d’un magazine people en costume noir et chemise blanche, tout sourire, sous le titre « Le James Bond de la diplomatie ». En 2010, alors qu’il évoquait le passé « terroriste » du dirigeant libyen Mouamar Kadhafi, il avait lancé cette phrase : « Dans la vie, on fait tous des erreurs et on a tous droit au rachat ».

 

Outre le blanchiment de fraude fiscale, Boris Boillon est aujourd’hui poursuivi pour « faux et usage de faux », « manquement à l’obligation déclarative de transfert de capitaux » et « abus de biens sociaux ». Il encourt jusqu’à cinq ans de prison et d’importantes amendes.

À propos admin