Décès du photoreporter Stanley Greene, multiple lauréat du World Press Photo

Cinq fois récompensé au World Press Photo, le photojournaliste américain Stanley Greene est décédé vendredi à Paris, à l’âge de 68 ans. Il était connu notamment pour ses clichés de la guerre en Tchétchénie.

« Si on sait ce qui s’est passé en Tchétchénie, c’est grâce à lui. » Clément Saccomani, directeur de l’agence Noor Images, a par ces mots rendu hommage au photoreporter américain Stanley Greene, mort vendredi 19 mai à l’âge de 68 ans.

Cinq fois lauréat du prestigieux World Press Photo (1994, deux fois en 2001, 2004 et 2008), le photographe new-yorkais est mort à Paris des suites d’une longue maladie, a précisé son collègue et ami basé à Amsterdam.

Célibataire, sans enfant, celui qui était dans sa jeunesse membre des Blacks Panthers puis militant contre la guerre du Vietnam « était un solitaire, mais il n’était pas seul », selon Clément Saccomani. « Il est parti entouré de tous ses amis, à l’hôpital. » Ses obsèques auront lieu dans la capitale française.

« Stanley est peut-être le plus connu pour son travail sur la Tchéchénie, qu’il a couverte plusieurs années pendant la guerre », a souligné également son ami photographe Kadir van Lohuizen. « Il préparait un projet en Russie, un ‘road trip’ pour observer le pays 100 ans après la révolution de 1917 », a-t-il ajouté.

Né le 14 février 1949 à New York, Stanley Greene s’est intéressé dans les années 1970 et 1980 à la scène punk de San Francisco, où il résidait alors. Il s’est installé à Paris en 1986, couvrant des événements dans le monde entier, puis, de 1994 à 2001, le conflit tchétchène, qui lui a valu une reconnaissance internationale.

Avec AFP

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