WikiLeaks : la Suède classe sans suite l’enquête pour viol qui visait Julian Assange

La justice suédoise a décidé de clore l'enquête préliminaire pour viol ouverte en juillet 2010 contre le fondateur de WikiLeaks Julian Assange. Un souci de moins pour Julian Assange et pas des moindres. Le fondateur de WikiLeaks n'est plus visé par une enquête pour viol en Suède, a annoncé la procureure en chef suédoise Marianne Ny, vendredi 19 mai. Elle a indiqué avoir classé l'affaire sans suite car "toutes les possibilités de faire avancer l'enquête ont été épuisées". Cette procédure était à l'origine du mandat d'arrêt européen, qui visait Julian Assange, et d'une demande d'extradition de Stockholm. Pour y échapper, l'Australien vit…

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La justice suédoise a décidé de clore l’enquête préliminaire pour viol ouverte en juillet 2010 contre le fondateur de WikiLeaks Julian Assange.

Un souci de moins pour Julian Assange et pas des moindres. Le fondateur de WikiLeaks n’est plus visé par une enquête pour viol en Suède, a annoncé la procureure en chef suédoise Marianne Ny, vendredi 19 mai. Elle a indiqué avoir classé l’affaire sans suite car « toutes les possibilités de faire avancer l’enquête ont été épuisées ».

Cette procédure était à l’origine du mandat d’arrêt européen, qui visait Julian Assange, et d’une demande d’extradition de Stockholm. Pour y échapper, l’Australien vit reclus depuis 2012 à l’intérieur de l’ambassade d’Équateur à Londres. Il a toujours contesté les accusations suédoises qui seraient, d’après lui, un prétexte pour le remettre ensuite aux autorités américaines, désireuses de l’interroger sur la divulgation par WikiLeaks, en 2010, de documents secrets sur la guerre en Irak et les activités diplomatiques américaines.

La fin de la procédure suédoise ne signifie pas pour autant que Julian Assange peut de nouveau se déplacer en homme libre. La police britannique s’est dit « obligée » de l’arrêter s’il mettait un pied dehors. Lorsqu’il s’était réfugié au sein de l’ambassade équatorienne (donc sur le sol équatorien), il n’avait pas le droit de quitter le Royaume-Uni car il était en liberté sous caution. Les autorités britanniques considèrent donc qu’il a violé la loi.

Intentions américaines

WikiLeaks s’inquiète en outre des intentions américaines à l’égard de Julian Assange. « Le Royaume-Uni refuse de confirmer ou de nier si les États-Unis lui ont fait parvenir une demande d’extradition », a écrit l’organisation peu après l’annonce suédoise.

Officiellement, Washington n’a jamais ouvert d’enquête contre Julian Assange, mais les avocats de l’Australien soupçonnent l’existence d’une demande d’extradition prête à être dégainée dès lors que leur client sortirait de l’ambassade.

L’arrivée au pouvoir de Donald Trump outre-Atlantique a ravivé les inquiétudes de WikiLeaks sur le sort judiciaire de son fondateur. Le ministre américaine de la Justice, Jeff Session, a indiqué que l’arrestation de Julian Assange était l’une de ses priorités.

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